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Né en 1983, à Le Creusot, une ville industrielle qui deviendra vite une source d’inspiration et de création. Je rentre aux Beaux Arts de Chalon-sur-Saône en 2005 et y travaille depuis 2012.
J’y découvre la photo argentique et les étapes de la création photographique, puis rapidement le photogramme me fait rencontrer la vidéo.
Mon travail se créé à partir de mon passage par le monde ouvrier et du paysage industriel de mon enfance.

Marqué par l’empreinte de la S-F, la télé et la culture pop de mes souvenirs, les premiers films ont pour cadre les usines abandonnées environnantes, peuplés par des personnages le plus souvent masqués.

La réappropriation d’images – le found footage – me permet de recréer une narration et d’en déplacer son sens.
Une forte relation entre les images et le son émerge au sein de mes projets, et donne naissance à des installations où le son est fragmenté dans l’espace, et l’image découpée en photogramme est éprouvée numériquement.

Les supports de projection deviennent l’essence même de sculptures vidéo.

Dans de nombreuses vidéos, j’effectue un encodage numérique travaillé pour générer des défauts, désignés par le terme d’artéfacts, ainsi qu’une gestion des faiblesse de logiciel – le datamoshing.
À travers la compression et la corruption d’images, je laisse apparaître la dimension technique qui d’ordinaire demeure invisible.

Cette recherche formelle se combine avec les strates narratives des images de found footage, imaginant des situations inédites et libres d’interprétation. Cette forme me permet d’extraire des zones dans l’image, en insistant sur des détails et  cadres plus abstraits que la source même.

La dimension accidentelle générée dans des conditions expérimentales peut également se retrouver dans mon travail musical et mon approche du son lors de performances musicales, ou de diffusion statique.

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